Qu'est-ce qu'un frais général dans une entreprise du BTP ?
Les frais généraux sont les charges de structure : celles qui tombent que les chantiers tournent ou non. Locaux et énergie, véhicules et déplacements, personnel administratif non productif, expert-comptable et honoraires, assurances (décennale, RC pro, multirisque), informatique et télécom, communication, cotisations professionnelles. Le calculateur les reprend en huit familles, poste par poste.
À l'inverse, tout ce qui s'affecte à un chantier précis n'en fait pas partie : main-d'œuvre productive, matériaux, location de matériel, sous-traitance. Ces dépenses-là entrent dans le déboursé du chantier, pas dans la structure. C'est la frontière qui fausse le plus souvent le calcul quand on le fait de tête.
Comment se calcule le taux de frais généraux ?
Le taux est le rapport entre le total annuel des frais généraux et le chiffre d'affaires annuel hors taxes, exprimé en pourcentage. Si vous saisissez des montants mensuels, ils sont ramenés à l'année avant le calcul. Un taux de 12 % signifie que 12 euros sur 100 euros facturés partent en structure, avant même de parler de marge.
C'est aussi la brique qui manque le plus souvent dans un devis. Un prix de vente se construit en partant du déboursé sec, auquel on ajoute les frais de chantier, puis la part de frais généraux, puis la marge. Tant que ce taux n'est pas connu, le coefficient appliqué aux déboursés est une habitude, pas un calcul.
Que valent les repères de 10 à 15 % ?
Dans le bâtiment, la fourchette habituelle se situe entre 10 et 15 % du chiffre d'affaires. En dessous de 10 %, la structure pèse peu sur la marge. Entre 15 et 20 %, le taux devient élevé et deux ou trois postes suffisent en général à l'expliquer. Au-delà de 20 %, la structure absorbe une part importante de ce que produisent les chantiers.
Ces repères restent indicatifs. Une entreprise qui sous-traite beaucoup, qui possède son matériel ou qui porte une équipe administrative étoffée n'a pas le même profil de charges qu'un artisan avec deux compagnons. Le taux se lit dans le temps, en suivant les postes qui progressent d'une année sur l'autre.