SARL ou SAS : ce que le statut change pour le dirigeant
Le gérant majoritaire de SARL est travailleur non salarié : ses cotisations se calculent sur sa rémunération nette. Le président de SAS est assimilé salarié et relève du régime général : son net doit d'abord être reconstitué en brut, sur lequel s'appliquent ensuite charges patronales et charges salariales. À net identique, les deux statuts ne coûtent donc pas la même chose à l'entreprise, et ne donnent pas la même couverture.
Le simulateur ne tranche pas dans l'abstrait : il compare quatre scénarios (SARL et SAS, avec et sans holding) sur vos propres chiffres.
Comment la simulation est construite
Vous saisissez le résultat de l'exercice avant toute rémunération, la rémunération nette que vous visez, le capital, votre compte courant d'associé, la part que vous détenez et la part du résultat que vous distribuez. Pour chaque scénario, le simulateur déduit d'abord le coût employeur de la rémunération, puis calcule sur ce qui reste l'impôt sur les sociétés (taux réduit jusqu'au seuil applicable, taux normal au-delà), le montant distribuable, les dividendes, et enfin ce qui arrive réellement dans votre poche.
Le résultat est saisi avant rémunération, et non après, pour une raison précise : une SAS coûte plus cher qu'une SARL à net identique. Si l'on figeait le résultat après rémunération, la SAS partirait avec un budget d'entreprise plus élevé tout en affichant le même distribuable, et gagnerait la comparaison sans l'avoir méritée. En partant du résultat avant rémunération, les quatre scénarios se partagent le même argent : ce qu'une structure dépense en charges sur le salaire, elle ne l'a plus pour les dividendes.
Les taux de cotisations et d'imposition utilisés sont affichés à l'écran et modifiables : la simulation est aussi juste que les hypothèses que vous lui donnez, et votre situation peut s'écarter des valeurs par défaut.
Dividendes et holding : les deux points qui font basculer le calcul
Pour un gérant majoritaire de SARL, la fraction des dividendes qui dépasse 10 % du capital détenu, des primes d'émission et de son compte courant d'associé est soumise aux cotisations sociales des indépendants ; en dessous, elle reste au régime des prélèvements sociaux et du prélèvement forfaitaire. Le compte courant compte donc autant que le capital : avec 10 000 euros de capital et rien d'autre, seuls 1 000 euros échappent aux cotisations, ce qui suffit à faire perdre la SARL. Renseignez-le, sinon la comparaison est faussée contre elle.
Avec une holding, la remontée des dividendes bénéficie du régime mère-fille : seule une quote-part de frais et charges reste taxable, ce qui rend la remontée très peu coûteuse. Mais l'argent est alors dans la holding, pas sur votre compte personnel. Le simulateur distingue les deux, sinon la comparaison n'a pas de sens.