Pilotage

Piloter la rentabilité de ses chantiers

Une entreprise du bâtiment peut être pleine de travail et manquer de trésorerie. C'est même le cas le plus fréquent, et il ne vient pas d'un chantier catastrophique : il vient de plusieurs chantiers qui ont légèrement dérapé, sans que personne ne le voie à temps.

Quatre indicateurs suffisent à le voir venir. Encore faut-il les tenir pendant le chantier, et non les reconstituer après la réception.

Indicateur 1

La main d'oeuvre

Ce qui est mesuré

Les heures réellement passées sur chaque chantier, valorisées au coût horaire chargé de chaque salarié et de chaque sous-traitant. Pas la masse salariale du mois : les heures, chantier par chantier.

Pourquoi ça décide de la marge

C'est le premier poste de dépense et le seul qui dérape sans bruit. Une équipe de cinq qui reste une semaine de plus, c'est deux cents heures chargées que personne n'avait prévues. Comptées sur la paie de fin de mois, elles sont constatées ; comptées le soir même, elles se rattrapent.

  • Pointer vos équipes et vos sous-traitants
  • Contrôler votre productivité
  • Piloter votre rentabilité
La main d'oeuvre, vue du tableau de bord Batitrak

Indicateur 2

La fourniture

Ce qui est mesuré

Ce qui a été commandé, ce qui a été livré et ce qui a été consommé, imputé au chantier qui l'a consommé. Les écarts entre les trois ressortent au lieu de se compenser dans un total d'achats.

Pourquoi ça décide de la marge

Le petit matériel pris au comptoir et le stock sorti du dépôt sont trop peu chers, un par un, pour justifier une procédure. Rapportés à l'année, ils représentent une part sérieuse du déboursé. Tant qu'ils restent en achat général, la marge affichée par chantier est systématiquement trop belle.

  • Suivre les consommations par chantiers
  • Commander avant d'être en rupture
  • Réceptionner les livraisons
La fourniture, vue du tableau de bord Batitrak

Indicateur 3

La productivité

Ce qui est mesuré

Les quantités produites rapportées aux heures passées : mètres carrés par jour, mètres linéaires par heure, par équipe et par type d'ouvrage.

Pourquoi ça décide de la marge

Sans cette mesure, un prix de vente est calé sur une cadence supposée que personne n'a vérifiée. Avec elle, vous savez ce que pose réellement chaque équipe, vous voyez celle qui décroche pendant que c'est encore rattrapable, et vous chiffrez vos devis suivants sur vos propres chiffres.

  • Suivre le rendement de vos équipes et sous-traitants
  • Identifier les chantiers qui décrochent
  • Piloter la performance des équipes
La productivité, vue du tableau de bord Batitrak

Indicateur 4

Le planning

Ce qui est mesuré

L'avancement réel face à l'avancement prévu, avec les dépendances entre tâches et les jalons contractuels. Et surtout, la cause de chaque retard, rattachée à celui qui en est à l'origine.

Pourquoi ça décide de la marge

Ce qui coûte cher dans un retard, c'est le délai entre le moment où il apparaît sur le terrain et celui où le bureau l'apprend. Un glissement signalé le jour même se réorganise ; le même, découvert au point mensuel, se paie en pénalités ou en heures supplémentaires.

  • Planifier vos chantiers et vos interventions
  • Tracker les retards de vos interlocuteurs
  • Pointer vos plannings
Le planning, vue du tableau de bord Batitrak

D'où viennent ces chiffres

D'aucune saisie supplémentaire. Le chantier déclare ce qu'il fait par le moyen qu'il a sous la main, un message depuis WhatsApp le plus souvent, le bureau saisit depuis le tableau de bord, et les modules recoupent le tout. Une heure pointée le matin se retrouve le soir dans la marge du chantier, sans que personne ne l'ait ressaisie.

Avant même de parler de logiciel, le calculateur de frais généraux vous donne gratuitement la brique qui manque le plus souvent au calcul : la part de vos charges de structure que chaque chantier doit couvrir avant de dégager le moindre bénéfice.

Questions fréquentes

À quel moment voit-on qu'un chantier dérape ?

Le plus tôt possible, c'est tout l'objet. Les heures pointées sont valorisées le soir même, les achats sont imputés à la réception, et l'écart avec le devis se recalcule tous les jours. Un dépassement repéré à la troisième semaine se rattrape en réorganisant l'équipe ou en faisant valider des travaux supplémentaires ; le même écart constaté à la réception ne se rattrape plus, il se constate.

Faut-il vraiment suivre les quatre indicateurs ?

Oui, dès lors qu'on veut connaître l'état de santé réel d'un chantier. Les quatre ne mesurent pas la même chose et ne se remplacent pas : la main-d'œuvre dit que la marge s'érode, la fourniture et la productivité disent pourquoi, le planning dit ce que le retard va coûter d'ici la réception. Un indicateur pris seul signale un problème sans permettre d'en trouver la cause, et n'aide donc pas à décider. C'est leur croisement qui rend le suivi utile, et c'est aussi pour cela qu'ils s'alimentent des mêmes données plutôt que de quatre saisies séparées.

En quoi est-ce différent de ma comptabilité ?

La comptabilité générale vous dit ce que l'entreprise a gagné sur un exercice, plusieurs mois après. Le pilotage vous dit ce que gagne ou perd chaque chantier pendant qu'il tourne. Les deux sont nécessaires et ne répondent pas à la même question : l'une justifie, l'autre permet de décider.

Voir ces indicateurs sur vos chantiers

Trente minutes sur vos propres chiffres, pour voir ce que donnent vos marges chantier par chantier.

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